Même si les opinions sur les « nestoriens » évoluèrent au fil des siècles, jusqu'à considérer, avec Bar-Hebraeus, évêque jacobite du xiiie siècle3 que « nestoriens, jacobites et chalcédoniens ne combattent que pour les désignations de l'union » mais « qu'ils pensaient également bien au sujet de la Trinité et de la conservation sans mélange des natures dont le Christ est composé », ou avec Richard Simon, en 1711, que « le nestorianisme d'aujourd'hui n'est qu'une hérésie imaginaire »4, le nom de Nestorius resta, durant quatorze siècles, indéfectiblement synonyme d'hérésiarque5.
Ce n'est qu'à partir du début du xxe siècle, avec le développement des études orientales et la mise au jour de documents inconnus, que le portrait de Nestorius commença à se nuancer. La découverte, en particulier, du Livre d'Héraclide de Damas (une apologie que Nestorius écrivit alors qu'il était exilé en Égypte) amena le professeur Bethune-Baker6 à considérer que « Nestorius n'était pas nestorien ».
Déclaration christologique commune avec l'Église catholique[modifier | modifier le code]
Le dialogue interconfessionel entre l'Église catholique et l'Église apostolique assyrienne de l'Orient entrepris, depuis les années 1960, a abouti à la signature, le 11 novembre 1994, entre pape Jean-Paul II et le patriarche Mar Dinkha IV, d'une « Déclaration christologique commune » , qui clôt, pour leurs Églises, les différentes controverses liées à la querelle nestorienne.
Sur la question de la qualification de Marie, les deux Églises déclarent :
"Mais le même Verbe de Dieu, engendré par le Père avant tous les siècles, sans commencement selon sa divinité, dans les derniers temps est né d'une mère, sans père, selon son humanité. L'humanité à laquelle la bienheureuse Vierge Marie a donné naissance a été depuis toujours celle du Fils de Dieu lui-même. C'est la raison pour laquelle l'Église assyrienne de l'Orient prie la Vierge Marie en tant que «Mère du Christ notre Dieu et Sauveur». À la lumière de cette même foi, la tradition catholique s'adresse à la Vierge Marie comme «Mère de Dieu» et également comme «Mère du Christ». Les uns et les autres nous reconnaissons la légitimité et l'exactitude de ces expressions de la même foi et nous respectons la préférence de chaque Église dans sa vie liturgique et sa piété."
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